La dune...


Au pied de cette dune, nous nous retrouvons une dernière fois, nous regardant dans les yeux, te souviens-tu ? j'en tremble encore. Vision double, partagée de tant d'émotions, de souvenirs, de passion entremêlée de cris et de soupirs. Je revois ta bouche, ton sourire. Tu es encore troublé, te mets à délirer. Tu me possédais et je t'offrais le feu ardent de mes reins. Tu me transperçais jusque dans mon âme mourante d'une soif d'amour inassouvie.
D'une chaleur pénétrante envoûtante, tu m'aimais de toutes tes forces, je ne m'appartenais plus l'espace d'un instant. Dernier regard doux, profond et complice à la fois pendant une seconde d'éternité puis nous nous disions adieu. Il nous restera le souvenir de cette dune et du vent chaud qui courait sur nos peaux enflammées...

Souvenir inoubliable que le douceur de ce sable chaud contre nos corps, contre nos peaux amantes et désireuses que le vent tiède venait frôler, attisant nos sens jusqu'à l'extrême. Tu m'avais caressé de tout tes sens, tes lèvres m'avaient embrasé et ta bouche, telle un velours m'avait bu , se régalant de la délicieuse sève que je déversais en toi. Je me souviens tu avais gardé quelques gouttes de cette liqueur au creux de ta langue pour mieux encore la savourer, la partager et faire durer... Je n'oublierai jamais cet instant merveilleux où tu allais te donner, cambrant tes reins, criant ton désir, jambes écartées offrant ton intimité. Ton calice ruisselle de cypre et tu écartes tes pétales à mon désir ardent, viens mon amant, viens mon amour, viens, prends moi me disais-tu...prends encore!

Et tu viens, entres en moi, doucement, millimètre par millimètre, instant suspendu où aucun corps ne bouge. Juste profiter de cette délicieuse fusion quand nos sexes sont délicatement imbriqués, nos caresses accordant leurs cadences. Alors je te chevauche et mon corps s'exprime seul en un va et vient sensuel. Que j'aime quand mon esprit encore au ralenti est dépassé par ce corps qui réagit... Quand les sens sont prêts à exploser.

Tes mains enveloppent mes seins, les caressent, les attirent vers ta bouche qui les mordille, les tètent, les aspire... Puis, lentement, tu me soulèves, m'allonges, tu me couvres, j'aime sentir ton poids sur moi.

Entre mes cuisses, ma main s'affole écartant mes lèvres, caressant mon petit bourgeon dressé de plaisir. Quelques à-coups longs, puissants, jouissifs, tu me pilonnes maintenant. Les saccades s'accélèrent jusqu'au moment ultime de ta jouissance qui s'accorde avec la mienne et me laisse étourdie de bonheur.

Enfin, nos mains se font curieuses et tes premiers soupirs sont une invitation délicieuse à aller plus loin. Nos baisers sont plus fougueux, nos doigts plus inquisiteurs et nos soupirs vibrent comme un archer sur les cordes d'un violon suivant les notes de notre désir.

Tu me rends fou, avec de nouvelles caresses, comme un chef d'orchestre, virtuose de son corps, tu me laisses à chaque fois sur le point de mourir. Je  te glisse des mots doux au creux de l'oreille, tu me souffles des mots coquins. Tu te creuses davantage à chaque passage de mes doigts sur ta peau et tes gémissements font écho à mon désir exacerbé. J'ose des caresses plus précises, tu tangues sous moi quand enfin je glisse au plus profond de toi.


à suivre...


Ecriture Messaline et Sisensuel




Article ajouté le 2008-06-29 , consulté 106 fois

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